Vous aimez la catégorie ‘Films’ ? Voici des billets qui devraient vous plaire

03
Juin

[Critique] Crash : jeu de style

Crash (Collision) est une série Américaine diffusée la première fois le 17 octobre 2008 et dont le DVD de la première saison n’est sortie que très récemment en France. Gracieusement envoyée par Cinétrafic voici pour moi l’occasion de vous en parler.

L’ayant reçu en version presse, je vais passer concernant la forme.

Pour ce qui est du fond, il m’est impossible de débuter cet article sans mentionner le regretté Dennis Hopper décédé ce 29 Mai et qui, outre son passé dans le 7eme art, jouait dans cette série un rôle central.

 » Un rôle central «  (oui, je m’auto-cite), car cette série est en réalité l’accumulation de différentes petites histoires, de différentes petites séries, de différents styles cinématographiques. Cette accumulation est d’ailleurs troublante lors des premiers épisodes : chaque histoire est racontée de manière distincte et aucune relation entre les protagonistes ne s’opère. Ce type de scénario, basique sur format film, va pourtant trouver ici toute sa richesse. Bien sur, certaines histoires sont plus intéressantes que d’autres, certains acteurs sont plus charismatiques, à l’image de Ben Cendars joué par Dennis Hopper, qui vous plongera dans l’excentricité de ce riche individu issu de l’univers musical. D’autres vous paraitront forcement plus illusoires, chiantes même, et pour ma part, l’histoire banale du ménage Américain à la Desperate housewife ne m’aura guère intéressée.

Mais la richesse de cette série va être de croiser ces différentes petites histoires au fil des ses épisodes : la rencontre loin d’être brutale, va souvent être totalement bénigne, passagère telle une discussion ou une vision succincte dans une rue. Ce petit jeu des scénaristes est vraiment plaisant et vous pousse à vouloir continuer votre visionnage afin d’avancer dans une histoire très ouverte.


Un petit aperçu du très spécial Ben Cendars.

Le scénario comporte malheureusement quelques défauts : les raccourcis sont fréquents, ce qui agacera forcement les plus pointilleux : il est même souvent naïf, voir simplet. De plus, chaque mini-histoire est un remake classique d’une série déjà existante, ayant précédemment cité Desperate housewife, je pourrais ajouter The Shield à la liste : on retrouve le scénario et la mimique des personnages d’une saison entière de cette dernière, à travers l’histoire d’un flic ripou.

Pour ce qui est de la réalisation, j’ai plutôt apprécié : certaines prises de vues sont très plaisantes, l’image est de bonne qualité.

Afin de conclure, je dirais sans nul doute que cette série est un très bon divertissement, entre-croisant différents styles lui créant une richesse certaine. La succession des différentes histoires se faisant relativement rapidement, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer. Le scénario bien qu’originale ne brille cependant pas et il est clair que l’on évitera de retenir sa rigueur. Et vu que j’ai oublié d’en parler, je rajoute le contenu des bonus DVD : il s’agit d’un behind the scene, un making of de la série : tout ce qu’il y a de plus classique.

Collision :
Un série de Glen Mazzara avec Dennis Hopper et Ross McCall.
Distribution : Metropolitan
Date de sortie : 18/05/2010

01
Juin

[Critique] 2012 : Quelle catastrophe

N’ayant pu voir ce film tant médiatisé au cinéma, j’attendais de réunir les conditions idéales afin de le visionner : Blu-Ray, 108cm, 5:1. Bref, de quoi largement profiter de ce film riche en effets spéciaux.

Parlons en de ces effets numériques, car c’est certainement là, la seule chose intéressante de ce blockbuster : on nous en met plein les yeux et le 1080p prend alors toute son importance. Les scènes catastrophes tendent à être artistiquement agréables, impressionnantes. Seul problème, rien n’est crédible et ces scènes apocalyptiques émerveilleront certes vos rétines, mais agaceront les plus rationnels d’entre vous.

Annoncé comme un film de science fiction, j’ai plutôt eu l’impression de visionner une comédie : scénario non crédible, scènes improbables, montage à la Hollywoodienne … héros invincibles, et personnages secondaires faisant office de chair à canon, tels sont les maîtres mots de ce film.

Mais voila, le sujet abordé (la survie de la race humaine) et les dégâts occasionnés (Terre détruite, quelques milliards de morts) touchent forcement les fans de SF, au même titre que la quantité et la qualité des effets spéciaux qui reste exceptionnelle. Je ne regrette donc pas d’avoir vu ce film, mais uniquement au vu de ses prouesses techniques.

Date de sortie cinéma : 11 novembre 2009
Date de sortie DVD : 11 mars 2010
Réalisé par : Roland Emmerich
Avec : John Cusack, Chiwetel Ejiofor, Amanda Peet, …

31
Mai

Court métrage : Avatar Days

Dans la catégorie des courts métrages geeks et suite à l’excellentissime Pixels, je vous présente Avatar Days. Au programme, un portrait de quatre joueurs à Dublin qui vivent quotidiennement le contraste avec leurs identités virtuelles. Incarnés par leurs avatars de MMORPG dans leur vie quotidienne et bien réelle, ce court métrage tourné sous forme de documentaire, laisse place aux commentaires des protagonistes. Tout joueur inconditionnel se reconnaitra forcement à travers certains dires des acteurs :

Je m’excuse pour les non anglophones, pas moyen de trouver une version sous titrée.

26
Mai

[Critique] In The loop : la satire British

In the loop est une comédie Britannique sortie en DVD depuis ce 18 mai 2010. Gracieusement envoyée par Cinétrafic voici pour moi l’occasion de vous en parler.

Tout d’abord, une présentation de la forme s’impose : propre et soigné, le boitier DVD est contenu dans une pochette carton, accompagné d’un petit manuel fort plaisant à lire.

Passons à présent à l’essentiel, au fond, cette comédie Britannique est pour le moins démente! Plus qu’une comédie, c’est une réelle satire du monde politique qui est mise en scène, sur le modèle de sa grande soeur : la série the Thick of it.  Le synopsis parle de lui même :

Entre Londres et Washington, Faucons et Pacifistes se livrent à de folles tractations avant une possible invasion guerrière au Moyen-Orient… A Downing Street, Malcolm Tucker, l’effroyable directeur de la communication du Premier Ministre, est hors de lui : Simon Foster, l’ambitieux mais maladroit ministre britannique du Développement Mondial, vient de déclarer que la guerre serait « imprévisible ». Relayée par les médias, la gaffe devient ingérable. Déformée par les deux camps, elle va provoquer un vent de panique dans les arcanes d’un pouvoir plus vrai que nature, jusqu’au vote décisif aux Nations Unies.

Un travail de style considérable fut réalisé par les scénaristes entre deux mondes bien distincts : d’un coté les Anglais, de l’autre, les Américains. Deux mondes politiques qui s’affrontent et qui coopèrent en même temps, deux conceptions opposées, deux styles biens distincts. Le jeu des acteurs est en ce sens considérable : chacun des personnages de l’histoire a parfaitement le sens de la répartie les plaçant ainsi sur un plan intellectuel identique, ce qui contraste largement avec leurs positions au sein de leurs sociétés respectives. Deux mondes, c’est aussi deux sens de l’humour qui diffèrent et l’intérêt de voir un tel film en VO est simplement existentiel.  Je tiens d’ailleurs à souligner l’excellentissime Peter Capaldi qui, à lui seul, pourrait rendre ce film culte.  Vous retrouverez à ce propos une interview du Monsieur dans les bonus DVD, au même titre que d’autres acteurs, des scénaristes, du réalisateur, etc.

Histoire de mettre quelques images sur ces mots, voici la BA :

Plus qu’une comédie, In the Loop est une satire de l’univers politique et du système lui même. La quasi totalité des protagonistes sont immoraux : lorsqu’ils ne sont pas pour le déclenchement de la guerre (que l’on peut facilement rapprocher à celle d’Irak de 2003), ils délaissent leur moralité et idéaux sur l’autel de leur réussite professionnelle, politique. Dans un système impitoyable, les scénaristes nous tiennent en haleine de par tous les fronts : les informations fusent, les conséquences en sont souvent inattendues et impitoyables. Sur un fond humoristique bien poussé, le système politique est très largement dénoncé et en cela, il est effrayant.

Le format est cependant critiquable, d’une durée d’01h46min, il tend à lasser durant les passages où l’effet de répétition se fait sentir. Sans être pour autant ennuyeux, ce choix reste regrettable. Il n’en gâche pas pour autant la fin de cette satire, qui, à l’image de son film est dénonciatrice de pratiques existantes, et en devient presque émouvante.

Afin de conclure, je dirais sans nul doute que cette satire, totalement déjantée, est un pure moment de plaisir British. Bien qu’étant une comédie, caricaturant forcement certains aspects de la vie politique, elle n’en reste pas moins dénonciatrice de quelques uns de ses aspects, bien réels. Son scénario est franchement bien cousu, les acteurs parfaitement dans leurs rôle, la réalisation proche d’un documentaire : la recette est donc presque parfaite. Car, il est vrai, que la durée ne joue pas en faveur de cette comédie.

In The Loop
Un film de Armando Iannucci avec Peter Capaldi et Tom Hollander.
Distribution : CTV International
Fiche Produit CTV
Date de sortie : 18/05/2010

21
Mai

Pixels : le court métrage rétro

Si court, mais si intense, ce court métrage de One more production bercé par une bande son de Naïve New Beaters est simplement sublime.
Lorsque les pixels partent à la conquête de la terre, représentés par des figures cultes de jeux des années 80, voila ce que cela donne:

Et tandis que je rédige cet article … je tombe sur la version Google spéciale Pacman, quelle coïncidence! Pour les 30 années de Pacman, Google se met donc aux couleurs du jeu rétro et propose même un pacman version google sur sa page d’accueil, en JavaScript. Pour y jouer, rien de plus simple, vous devez utiliser les flèches directionnelles. L’initiative est sympathique et m’a bien fait perdre 10 minutes.