Vous aimez la catégorie ‘Séries’ ? Voici des billets qui devraient vous plaire

18
sept

Apprendre l’Anglais grâce aux séries : Oui mais quelle série pour quel Anglais ?

Tout le monde le sait. Pour parler anglais, il faut entendre l’anglais. L’idéal est une immersion totale dans un pays anglophone, coupé de ses racines. Seulement voila, partir ça coute de l’argent et ça prend du temps et il est rare d’avoir un surplus de ces deux notions. C’est pourquoi la solution de secours se trouve dans les séries. Il y en a pour tous les gouts : Science fiction, comédie, prise de tête tragédie, etc …

Trouver une série qui vous plait, c’est facile mais ce qui l’est moins en revanche c’est d’en trouver une qui vous correspond. En effet, elles n’ont pas toutes le même niveau d’anglais. Que ce soit en termes de facilités de compréhension ou de niveau de langue.

Voici une petite liste de série qui pourrait vous aider et vous correspondre. Mais avant, pour que cela soit efficace, vous devez regarder les séries en VO, c’est une évidence, mais sans sous titre ni même ceux en anglais.

Je vous accorde que vous n’allez pas comprendre tous les détails de la première série que vous allez voir mais ce qui est important c’est de comprendre l’utilisation des mots dans son contexte. Si vous lisez des sous titres, vous aurez la flemme d’écouter l’anglais et c’est ce qui vous fait progresser pourtant.

Une série comique pour commencer : Scrubs

C’est une série qui est facilement compréhensible. Les acteurs ne parlent pas trop vite à l’exception du Dr Perceval Cox quand il part dans ses monologues. Cette série fait très souvent référence à la culture américaine et c’est ce genre de connaissance qui fait que l’apprentissage est plus simple. N’ayez pas peur des termes médicaux parce que si je vous parle d’une leucémie aigue lymphoblastique (plus souvent nommée Lal) je doute que vous en connaissiez les détails donc connaitre le terme en anglais ne change pas grand-chose. De plus, c’est une série avec un format court (20 minutes) donc pas trop violent pour commencer. En revanche, je vous conseille de vous arrêter à la saison 7 et ce n’est pas parce que le niveau d’anglais change…

Pour rester dans le médical sans forcément quitter le comique, je vous propose House. C’est plus corsé cette fois, les acteurs parlent rapidement avec des phases « complexes ». Il faut s’accrocher mais vous aurez le droit de travailler votre oreille entre Chase qui est anglais et l’acteur principal Hugh Laurie qui masque brillamment son accent anglais.

En parlant d’entrainement pour la compréhension d’accent, je vous conseille Stargate Atlantis. Je vous vois d’ici entrain de penser que vous allez dire en commentaire que Stargate SG1 est bien meilleure, chose que je ne contredit pas mais je ne fais pas une comparaison de qualité de scénario mais bien de compréhension d’anglais. En effet, cette série est composée d’acteurs de différentes nationalités. Il y a des américains, canadiens, russes, ukrainiens, écossais, … C’est changements d’accent entrainent l’oreille et je vous certifie que si vous comprenez l’écossais, vous êtes à l’épreuve de n’importe quel accent.

Pour les accents étrangers, après l’écossais je vous propose l’accent Indien. Je vous conseillerais The big Bang theory mais seulement après s’être habitué aux séries sans sous titre et d’avoir un niveau correct. En effet, les acteurs parlent vite et il faut faire rapidement la distinction entre les changements de dialogue entre celui du commun des mortels et l’autre plus scientifique. Il y a beaucoup de références Geek qui sont très difficiles à traduire donc encore une fois les sous titres vous seront d’aucune utilité pour apprécier le potentiel réel de la série.

Je sais que je parle plus de séries SF ou comique. C’est pourquoi je vous propose aussi Dexter. L’avantage de cette série est que vous suivez un seul personnage principal ainsi que ses moindres pensées. Très peu de retenu dans le vocabulaire et cela vous rapproche de l’Anglais du quotidien.

Friends. Le classique. C’est l’une des séries qui vous aidera le plus parce que vous avez surement déjà vu tout les épisodes en français à la télévision (en même, ca passe sur 3 ou 4 chaînes différentes tous les ans) donc vous connaissez l’histoire et ce que les personnages veulent faire. Je vous conseille aussi les épisodes « Uncut » car le format TV impose un épisode entre 20 et 22 minutes et les réalisateurs doivent supprimer des scènes, pourtant très drôle, qui n’avancent pas le thème principal de l’épisode. De plus, les acteurs parlent lentement et articulent particulièrement bien (notamment Ross).

Je ne vous ai pas fait la liste de mes séries préférées sinon j’aurais rajouté Better Off Ted, Breaking In, Chuck, Community, End Game,  How I met your mother, Leverage, Suits et tant d’autres (ceci dit, je vous conseille quand même de les regarder) mais les plus efficace pour connaître l’Anglais.

Cette méthode a fait des miracles pour moi. Un été chez moi, n’ayant pas trouvé de job, je me suis mis devant les séries américaines tous les jours. A un moment, il m’a été pénible de trouver les dernières saisons en dvd et j’ai du prendre les dvd américains qui sont vendu dans les grands magasins mais il n’y a pas de sous titre français dedans. J’ai du me forcer à regarder les séries que j’aimais et en passant un oral d’anglais, je me suis rendu compte que j’étais à l’aise avec ce que je disais : pas d’hésitation, les mots de vocabulaire me venaientt directement en tête et même aujourd’hui il m’arrive d’expliquer des mots à mes proches naturellement sans savoir comment je connais ces mots.  J’ai passé le Toeic récemment et j’ai obtenu une note supérieur à la majorité des étudiants avec moi qui étaient parti 6 mois / 1 an dans un pays anglophone.

Au début, vous serez concentré sur votre écran, vous monterez le son fort pour bien entendre. Au fur et à mesure, vous allez vous habituer et avec le temps vous n’y ferez plus attention. De mon côté, j’arrive à mettre une série en fond et faire d’autre chose en même temps (jouer, blogger, …) et de comprendre sans difficulté. Par contre, ce n’est pas un épisode toutes les 3 semaines qui vous fera progresser. C’est une pratique à faire régulièrement pour être efficace.

En revanche, j’ai un accent très français. Et ca, les séries ne pourront rien y faire, il faut pratiquer :)

02
nov

The Walking Dead

Dimanche 31 au soir, Hallowen oblige, les Shows TV US ont rajoutés une touche de fantasmagorique dans leurs grilles de programme !

Pour l’occasion, la chaîne AMC, a lancer la série peut-être la plus attendu pour tout fan de zombies qui se respecte : Walking Dead.

Adaptation du roman graphique (comics book) de Tony Moore et Robert Kirkman (scénariste), le pitch de départ s’aligne sur les modèles du genre : La survie d’un groupe d’humains dans un monde infestés de revenants.

Là où, ses dernières années, le cinéma a, disons-le franchement, sorti des films « zombiesque » plus que moyen, ou seule la surenchère de membres découpés était un gage de qualité, ce premier épisode place la barre très haut !

Avantage du format série, les personnages sont étoffés et ça se ressent des la première demi-heure. L’interprétation de Andrew Lincoln est plus qu’à la hauteur et ça nous change des acteurs de seconde zone habituelle.

La réalisation, quant à elle, filme la « où ça fait mal ». Pas de surenchère visuelle pour appuyer les acteurs mais plutôt une caméra qui se fait discrète pour mieux filmer leurs peurs, leurs solitudes et/ou leurs doutes (voir la scène ou notre policier adjoint retrouve sont home sweet home)

N’allez pas croire pour autant que ça manque de rythme, car croyez-moi, ce pilote suit une trame de qualité et rend un bien bel hommage à l’œuvre dont elle est tirée … on remercie donc encore Mr Kirkman pour le scénario !

Petit aparté, les effets spéciaux sont de qualité et rivalise avec le grand écran. On se surprend à se rappeler que l’on regarde juste une « série ».
Attention donc, Ame sensible s’abstenir.

D’ailleurs, le public ne s’y est pas trompé, et ceux sont plus de 5 millions de téléspectateurs qui étaient rivés devant leur écrans dimanche soir.

Un record pour la chaîne câblé qui la place en tête en terme d’audience annuelle.

On résume donc, interprétation au rendez-vous, réalisation intelligente, même la musique assure le show et se place là où on ne l’attend pas. Les références sont revisités et ça pour notre plus grand bonheur.

Si les 7 autres épisodes suivent le rythme, on pourrait bien tenir La Série 2010.

Avis aux amateurs.

Merci Matjong pour ce billet :)

07
juin

THE WIRE « Autopsie d’un système »

Qui n’a jamais eu cette sensation de manque, lorsque le clap de fin retenti ? Lorsque les dernières minutes défilent sous vos yeux, ce petit pincement au cœur ayant pour source de stopper cette relation fidèlement entretenue, épisode après épisode, entre vous et les protagonistes de la série. Adieu donc Mc Nulty, Bunk ou encore le capitaine Daniel’s.

Mais de qui parlons-nous ?  The Wire ou Sur écoute pour les plus anglophobes.

Série crée en 2002 par HBO, connu et reconnu pour ses séries éponymes « Oz, Band of Brother, Six Feet Under« , et qui a connu un succès critique tout au long des 5 saisons que compose ce drama. Car ici,  c’est bien de drame dont on parle … dans cette ville des Etats-Unis, Baltimore, tristement célèbre pour être la city la plus dangereuse des Etats-Unis, où seule drogue et corruption ont survécu à l’âge d’or de l’industrie. A l’instar des villes des grands lacs, comme Chicago ou Detroit, c’est dans une mégalopole  à l’agonie que se déroule la série.

Un seul sujet de départ, la drogue. Trois points de vue différents : les trafiquants de drogue, la police et les « junkies ».

Ce qui tranche radicalement dès le 1er épisode, avec ce qui avait déjà pu ce faire avant, c’est l’orientation quasi documentaire donnée à la réalisation, ce qui impose d’ailleurs un rythme plutôt lent … Ne cherchez pas dans The Wire des explosions à tout va, des  courses poursuites endiablées  …  ici, c’est plutôt mise sur écoute, planque et assignation en justice.

C’est justement la grande force de cette série, explorer tout un pan « réel » du système américain, avec une grande justesse, bien loin des stéréotypes des séries actuelles, qui bien que vendant du rêve avec plus ou moins de talents, n’en offre pas moins une vision totalement faussée. Ici, les enquêtes s’arrêtent  par faute de moyens, les dealers ne roulent pas en Porsche et la rémission des « junkie » est quasi-inexistante.

Bien que l’interprétation soit excellente, avec notamment plusieurs anciens de Oz , c’est pour ma part l’ambiance qui m’a réellement  scotchée au fond de mon fauteuil, tout au long des 63 épisodes. Toute cette misère, ce système pourri, minutieusement décortiqué, analysé, épisodes après épisodes ne pouvait d’ailleurs que me rappeler l’excellent film des frères Hughes Menace II society, qui en 1992, traitait déjà de cette thématique…  et c’est avec une certaine amertume que l’on constate que  10 ans après, c’est un fait de société toujours présent.

Alors, si vous êtes désireux de connaitre cette face caché des États-Unis … de mettre le pied, là ou le rêve Américain lui ne s’est pas aventuré … je ne peux que vous conseiller, ce qui reste pour moi l’une des série les plus captivantes que j’ai pu voir, une analyse sociologique à la fois fascinante et terrifiante du pays de l’oncle sam.

Et si après ca le manque devient trop grand, rassurez-vous, David Simon, le créateur de The Wire, vient de lancer son nouveau show sur HBO Treme, ou l’on évolue auprès des rescapés de l’ouragan Katarina à la Nouvelle-Orléans. Suivre les protagonistes dans une situation désespérée est décidément une thématique chère à ce réalisateur.

03
juin

[Critique] Crash : jeu de style

Crash (Collision) est une série Américaine diffusée la première fois le 17 octobre 2008 et dont le DVD de la première saison n’est sortie que très récemment en France. Gracieusement envoyée par Cinétrafic voici pour moi l’occasion de vous en parler.

L’ayant reçu en version presse, je vais passer concernant la forme.

Pour ce qui est du fond, il m’est impossible de débuter cet article sans mentionner le regretté Dennis Hopper décédé ce 29 Mai et qui, outre son passé dans le 7eme art, jouait dans cette série un rôle central.

 » Un rôle central «  (oui, je m’auto-cite), car cette série est en réalité l’accumulation de différentes petites histoires, de différentes petites séries, de différents styles cinématographiques. Cette accumulation est d’ailleurs troublante lors des premiers épisodes : chaque histoire est racontée de manière distincte et aucune relation entre les protagonistes ne s’opère. Ce type de scénario, basique sur format film, va pourtant trouver ici toute sa richesse. Bien sur, certaines histoires sont plus intéressantes que d’autres, certains acteurs sont plus charismatiques, à l’image de Ben Cendars joué par Dennis Hopper, qui vous plongera dans l’excentricité de ce riche individu issu de l’univers musical. D’autres vous paraitront forcement plus illusoires, chiantes même, et pour ma part, l’histoire banale du ménage Américain à la Desperate housewife ne m’aura guère intéressée.

Mais la richesse de cette série va être de croiser ces différentes petites histoires au fil des ses épisodes : la rencontre loin d’être brutale, va souvent être totalement bénigne, passagère telle une discussion ou une vision succincte dans une rue. Ce petit jeu des scénaristes est vraiment plaisant et vous pousse à vouloir continuer votre visionnage afin d’avancer dans une histoire très ouverte.


Un petit aperçu du très spécial Ben Cendars.

Le scénario comporte malheureusement quelques défauts : les raccourcis sont fréquents, ce qui agacera forcement les plus pointilleux : il est même souvent naïf, voir simplet. De plus, chaque mini-histoire est un remake classique d’une série déjà existante, ayant précédemment cité Desperate housewife, je pourrais ajouter The Shield à la liste : on retrouve le scénario et la mimique des personnages d’une saison entière de cette dernière, à travers l’histoire d’un flic ripou.

Pour ce qui est de la réalisation, j’ai plutôt apprécié : certaines prises de vues sont très plaisantes, l’image est de bonne qualité.

Afin de conclure, je dirais sans nul doute que cette série est un très bon divertissement, entre-croisant différents styles lui créant une richesse certaine. La succession des différentes histoires se faisant relativement rapidement, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer. Le scénario bien qu’originale ne brille cependant pas et il est clair que l’on évitera de retenir sa rigueur. Et vu que j’ai oublié d’en parler, je rajoute le contenu des bonus DVD : il s’agit d’un behind the scene, un making of de la série : tout ce qu’il y a de plus classique.

Collision :
Un série de Glen Mazzara avec Dennis Hopper et Ross McCall.
Distribution : Metropolitan
Date de sortie : 18/05/2010

23
mai

Noob : la série

À l’occasion du rafraichissement de leur site internet, voila pour moi l’occasion de vous parler de la série Noob via cet article fleuve. J’ai suivi cette création depuis son lancement, et tout bon fan de jeux vidéos (et notamment de MMORPG) ne pourra qu’apprécier.

Mais alors, qu’est-ce donc que Noob?
Noob, c’est avant tout une série disponible de manière totalement gratuite via son site internet, et par ailleurs diffusée sur la chaine NoLife. Son format, assez cours, varie au fil des épisodes entre 5 et 8 minutes et propose un contenu avant tout humoristique qui saura évoluer au fil des deux saisons, à travers un véritable scénario. La comparaison avec Kaamelott est donc instinctive, même s’il s’agit là d’un univers et de moyens totalement différents.

En effet, Noob, c’est avant tout l’incarnation de la guilde Noob dans un MMORPG imaginatif dénommé Horizon 1.0. La série incarne des scènes courantes rencontrées dans les jeux vidéos à travers des décors réels du sud de la France dans lesquels nos aventuriers seront confrontés à des situations plus hilarantes les unes que les autres.

Les clins d’œils de références geek sont nombreux et l’on sent ainsi que l’équipe est forcement passionnée de jeux vidéos et d’univers virtuels. Cet attachement rend ainsi la série sympathique et très attachante.
Autre point intéressant, c’est celui de l’évolution de la série, qui monte très largement en puissante au fil des différents épisodes. Ainsi, l’épisode 12 de la saison 2 démontre à mon sens cette formidable ascension et le savoir faire du staff. Je ne crache pas pour autant sur les épisodes précédents, loin de là, et histoire de vous donner une idée de ce que représente cette création, voici les deux premiers épisodes (Ils sont indissociables, si vous souhaitez vous faire une juste représentation du travail fourni):

Mais Noob, ce n’est pas que la série, car divers projets furent développés en parallèle tels que l’écriture d’un roman ou encore la sortie d’une bande dessinée. N’ayant pas encore pu l’acquérir, il me tarde de l’avoir devant mes rétines et d’en profiter afin de vous en faire un compte rendu. En tous les cas, elle me fait d’or et deja penser aux célèbres Donjons de naheulbeuk version BD. Et si tel est le cas, c’est tant mieux.
Voici d’ailleurs un petit making of, histoire de vous faire saliver:

Leur dernier projet en date : Et si noob devenait un MMORPG? est d’ailleurs très osé. L’idée développée via le site Noob-tv consiste à vouloir créer un véritable MMORPG basé sur l’univers Noob grâce à des fonds récoltés auprès de la communauté. Ce serait une première!

Quoi qu’il en soit, je suis fan du taff de cette équipe et espère qu’ils perdureront ; )