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Avr

The Road: « Poubelle-land »

Un titre agressif, mais seulement descriptif de l’univers et des décors de ce film, ayant lieu dans un univers dramatique, une terre ravagée, notre terre dans son futur le plus apocalyptique. Cette ambiance est marquante et rythme l’intégralité du film, à son image sont calquées les émotions dégagées par les personnages, la noirceur que l’on peut en tirer.

Pour que vous compreniez de quoi je parle, voici la bande annonce:

Le scénario est très linéaire dans la mesure ou le film, comme son nom l’indique, est en réalité uniquement centré sur le parcours de ce père accompagné par son fils sur « la route », celle devant les mener au littoral. Tout au long de cette périlleuse quête, nos héros vont être servis en terme de boucherie humaine. Après cette mystérieuse catastrophe ayant ravagé la Terre, les quelques survivants se retrouvent à court de nourriture, réduits à survivre avec les moyens du bord, et forcement, le cannibalisme trouve une place centrale dans ce film. Tandis que pour survivre, c’est la loi du plus fort: gangs et voleurs rodent et la nature humaine est mise à nue sous ses aspects les plus sombres.

Au milieu de ce monde de brute, nos deux vagabonds symbolisent « le bien », tentants de respecter des principes moraux. D’ailleurs, la naïveté du jeune garçon est en ce point trop poussée dans la mesure ou il revient sans cesse à la charge avec des valeurs pouvant paraître dépassées et irrationnelles au vu de la situation. Il en devient donc souvent agaçant, irritant et c’est sans parler de son accent insupportable (en VO, ca va de soit) et de ses « Papa » répétitifs. J’en avais même des envie de meurtre, ce qui est plutôt paradoxal envers un personnage vers lequel la situation imposerait de la compassion.

En résumé-conclusion, les âmes sensibles doivent s’abstenir au vu de la noirceur de certaines scènes et de la trame du film dans son intégralité. L’humanité qui en est dégagée est émouvante, forte et la réalisation nous offre le partage de sentiments profonds. C’est bien en se sens que ce film est intéressant et prenant, dans sa dénonciation de la nature humaine sortie de tout cadre sociétaire.
Malheureusement, à coté de cela, même si c’est largement suffisant en soit pour en faire un bon film, le scénario est quasi-inexistant, inintéressant et la « happy end » à la Hollywood est simplement pathétique.

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Ce billet a été posté le vendredi 30 avril 2010 dans la catégorie Films. Vous pouvez suivre les réponses de ce billet à travers ce flux RSS dédié.

Commentaires

5
  1. Le 1 mai 2010 oKKo a dit :

    Ayant vu le film, je trouve la bande annonce un peu trompeuse, on pourrait croire qu’il s’agit d’un film traçant la phase apocalyptique, alors que c’est post.
    Sinon, j’ai vraiment apprécié, une ouverture d’esprit certaine!
    Sinon, très bon article, je m’en suis fait la même idée.

  2. Le 9 mai 2010 Tom a dit :

    Je suis pas d’accord sur ta critique de la fin qui à mon sens doit pas être vu comme le happy end exagéré mais plus comme une remise en question des valeurs et des précautions parfois trop poussées du père. Il y a dans ce film à mon sens beaucoup de choses en second plan de lecture à analyser. Que ce soit cette fin ou la rencontre avec le vieux vagabond esseulé.

  3. Le 9 mai 2010 Miss_Kan a dit :

    @Tom : « une remise en question des valeurs et des précautions parfois trop poussées du père »
    On peut toujours analyser cela sous l’angle morale, philosophique, il n’en reste pas moins que rationnellement cette fin est inexplicable face au scénario. Une famille entière ayant pu suivre et se dissimuler face à cet Homme quasi parano? Insensé!

  4. Le 27 mai 2010 neil a dit :

    J’avais été bluffé par la noirceur du film, que j’avais trouvé assez réussi. Et la fin m’a semblé aussi trop artificielle.

  5. Le 27 mai 2010 MissKan a dit :

    @ neil : C’est le résumé exact de ce que j’ai tenté d’affirmer à travers cette critique.