Vous voulez en savoir plus sur Droit à l’oubli ? Voici des billets qui vous permettront d'en savoir plus

24
Jan

Le droit à l’oubli : Google 1 – 0 Espagne

Tout d’abord, si vous ne savez pas ce qu’est la charte du droit à l’oubli, je vous conseille de faire un tour rapide par ici

Cette fois, c’est l’Espagne qui râle. L’équivalent de la CNIL espagnole a demandé expressément à Google de retirer tout ce qui concerne les historiques des casiers judiciaires. En effet, vous pouvez comprendre que d’avoir tuer Mamie il y a 6 mois, ca peut poser souci pour la recherche d’un boulot.

Plus sérieusement, Google ne se considère pas fautif car il n’est pas responsable du contenu posté sur les pages webs et que seuls les éditeurs sont à blamer. Ce à quoi l’Espagne répond qu’en cas de monopole de la recherche internet, des efforts doivent être fait.

Google, en signe de fausse compassion, accepte de retirer de l’indexation et du cache les requêtes sur les casiers judiciaires uniquement si le site originaire de ces divulgations les retire et comme il me semble que la divulgation de telles informations est illégale, le retrait n’est pas prêt d’être effectué.

Donc résumons, Google a :

– Nos emails
– Les détails de notre vie privée
– Nos coordonnées bancaires
– Nos listes de contact
– Nos logs de discussions
– Nos casiers judicaires
– Le pouvoir de vie ou de mort concernant un site web.

Oops ?

20
Oct

La charte sous le droit à l’oubli : Google et Facebook en rigolent encore

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’économie numérique secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, a réalisé et fait signer la charte d’oubli. Qu’est ce que c’est théoriquement ? Sur Internet, tout se sait et tout reste même ce qui ne doit pas se savoir. Cette charte oblige les principaux sites de référencements d’effacer les traces de tous contenus supprimés depuis plus de deux mois.

Prenons un exemple plus concret : Vous utilisez facebook et un vendredi après midi, après une semaine bien chargée et fatigante, vous écrivez un statut, anodin pour vous, sur une actualité que vous avez entendu dans la journée comme : « Renault, ce sont des enf… : nommer leurs voitures avec des prénoms pour rendre leurs voitures plus sympathique ». Deux ou trois personnes « like » et 10 minutes plus tard, vous revenez sur votre vie trépidante et vous écrivez à votre habitude : « Je viens de finir ma pomme et j’ai encore faim ».
Projetons nous 6 mois après. Vous êtes fraichement diplômé en marketing et vous êtes sur le marché du travail. Vous aimez les sports automobiles, vous avez de l’expérience dans le domaine et vous êtes juniors donc vous n’aurez pas la prétention de demander un gros salaire. Vous tombez sur une annonce parfaite. A 10 minutes de chez vous, bonne perspective d’évolution, bonne paye et chez Renault. Que demander de plus ? Vous avez besoin d’eux et ils ont besoin de vous. Votre CV tombe sur le bureau du DRH et comme tout bon à ce poste, il fait des rapides recherches sur vous et comme 90% des utilisateurs, votre compte facebook n’est pas protégé correctement et votre statut est indexé.  Bref, vous avez saisie la suite : Vous n’avez pas le job à cause d’un saut d’humeur 6 mois auparavant.

Et après tout ca, vous vous dites « Merci la charte sur le droit à l’oubli » mais ne vous réjouissez pas trop vite : Google et Facebook n’ont pas signé cette charte.

NKM nous assure que Google était prêt à signer mais le moteur de recherche s’est rétracté une semaine avant. Sauf que le PDG de Google a annoncé, il  y aa quelques semaines, qu’il était plus simple d’aller voir l’état civil et de changer de nom plutôt qu’effacer toutes traces sur de notre passage sur internet.

Concernant Facebook , je dirais juste que ca aurait été contraire à leur éthique.