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30
Avr

The Road: « Poubelle-land »

Un titre agressif, mais seulement descriptif de l’univers et des décors de ce film, ayant lieu dans un univers dramatique, une terre ravagée, notre terre dans son futur le plus apocalyptique. Cette ambiance est marquante et rythme l’intégralité du film, à son image sont calquées les émotions dégagées par les personnages, la noirceur que l’on peut en tirer.

Pour que vous compreniez de quoi je parle, voici la bande annonce:

Le scénario est très linéaire dans la mesure ou le film, comme son nom l’indique, est en réalité uniquement centré sur le parcours de ce père accompagné par son fils sur « la route », celle devant les mener au littoral. Tout au long de cette périlleuse quête, nos héros vont être servis en terme de boucherie humaine. Après cette mystérieuse catastrophe ayant ravagé la Terre, les quelques survivants se retrouvent à court de nourriture, réduits à survivre avec les moyens du bord, et forcement, le cannibalisme trouve une place centrale dans ce film. Tandis que pour survivre, c’est la loi du plus fort: gangs et voleurs rodent et la nature humaine est mise à nue sous ses aspects les plus sombres.

Au milieu de ce monde de brute, nos deux vagabonds symbolisent « le bien », tentants de respecter des principes moraux. D’ailleurs, la naïveté du jeune garçon est en ce point trop poussée dans la mesure ou il revient sans cesse à la charge avec des valeurs pouvant paraître dépassées et irrationnelles au vu de la situation. Il en devient donc souvent agaçant, irritant et c’est sans parler de son accent insupportable (en VO, ca va de soit) et de ses « Papa » répétitifs. J’en avais même des envie de meurtre, ce qui est plutôt paradoxal envers un personnage vers lequel la situation imposerait de la compassion.

En résumé-conclusion, les âmes sensibles doivent s’abstenir au vu de la noirceur de certaines scènes et de la trame du film dans son intégralité. L’humanité qui en est dégagée est émouvante, forte et la réalisation nous offre le partage de sentiments profonds. C’est bien en se sens que ce film est intéressant et prenant, dans sa dénonciation de la nature humaine sortie de tout cadre sociétaire.
Malheureusement, à coté de cela, même si c’est largement suffisant en soit pour en faire un bon film, le scénario est quasi-inexistant, inintéressant et la « happy end » à la Hollywood est simplement pathétique.

20
Avr

Inglourious Basterds: pas glorieux …

Sorti en DVD depuis le 5 janvier 2010, ce film apparaissait comme l’un des films incontournable de l’année 2009 avec notamment plusieurs récompenses pour le second rôle incarné par Christoph Waltz. Comme quoi, les critiques peuvent avoir mauvais gout. Christoph Waltz mérite son oscar, il n’y a aucun doute, il joue à merveille son rôle de Colonel Allemand, mais son personnage quant à lui est pathétique, anéanti par un scénario inexistant et absurde.

Ce film est en réalité une comédie, une satire de l’histoire des années 40′ à penchant humoristique bercée par un scénario aussi inintéressant et absurde que la comparaison que je m’apprêtai à réaliser. Je déteste tout particulièrement ces films qui vous emmènent n’importe ou, n’importe comment sans qu’un brin de philosophie berce le tout. L’absurdité, l’extravagance, ou encore la folie en sont les maitres mots. Bref, vu le désastre du scénario, je préfère ne pas en dire plus et me concentrer sur ce qui a éveillé un intérêt à mes yeux.

Tout d’abord, Brad Pitt, il est hilarant, et joue à merveille son rôle, les différents accents qu’il emploie tout au long du film sont grandioses, raison de plus pour le voir en VO, pour ceux qui seraient encore septiques. A la tête des Basterds, il est présent dans les scènes les plus drôles et c’est pour cela que l’on regrette finalement que l’histoire ne ce soit pas concentrée sur cette troupe de Juifs anti-nazies, que l’on ne voit finalement que très peu. A la place de cela, nous avons le droit à une pseudo histoire parallèle entre une Juif, incarnée par Mélanie Laurent, dont les parents se sont fait massacrés suite à la dénonciation d’un méchant Français collabo, et qui par la suite tente de se venger en profitant de l’amour que lui porte un célèbre soldat Allemand. Quelle profondeur …

Autre point intéressant, âmes sensibles s’abstenir, certaines scènes sont assez gores et les scalps n’auront, après deux heures de visionnage, plus aucun secret pour vous. Disons que cela colore les scènes.

Bref, bien loin de cette bande annonce qui laissait présager un excellent film, avec une sorte de mise en scène comparable à celle de quelques trailers de jeux vidéos récents (la ressemblance est frappante avec une BA de Battlefield Heroes ou encore de TF2) mêlant habillement humour et scénario intéressant sous fond de quelques sauteries à coup de rafales de mitraillettes, l’on se retrouve avec un film sympa, à voir une fois, mais c’est tout.