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30
Sep

Journal de la Grippe A : Jour 2

Début du jour 2

Mardi 7h00 : Je me réveil avec la tête lourde avec une envie très prenante de tout éteindre et de me rendormir le plus vite possible afin que cette sensation s’arrête. Mais pris d’un courage digne de courage de début d’année, je décide de me lever et de partir en cours. Seulement cette décision ayant pris 50 minutes, j’ai juste eu le temps de m’habiller et de partir. Sur le chemin du métro, au bout de 5 minutes, je ressens des vertiges mais je me dis que c’est du au ventre creux. Plus je continue, plus je me dis que le chemin du retour allait être dur et qu’une journée bien remplie le serait encore plus. J’attends, tel un zombie, le bus pendant 10 minutes et je rentre me coucher. Impossible de me rendormir tout de suite, je reprend un actifed nuit pour faire effet.

Le deuxième réveil, 11h, était plus facile. Je prends le temps de manger un petit truc et je retourne me coucher par ordre de mes genoux qui ne voulait plus travailler.

Je traine sans trop rien faire dans l’après midi jusqu’à ce que je soit obligé d’aller chez le medecin pour avoir un arrêt de travail pour justifier ma journée et demi d’absence aux cours. J’arrive dans la salle d’attente vers 16h. Et le cauchemar commence. Je me rends compte que le mercredi est un jour choyé pour rendre visiter à mon médecin.

Il y avait une mère et sa fille de 2 ans qui criait et ne restait pas en place, un couple d’une vingtaine d’année qui se serait sauté dessus si on avait fermé les yeux 10 secondes, et des personnes plus âgées.

Le bruit devient rapidement insupportable. Entre la mère qui laisse sa fille « lire » à voix haute le Challenge daté de l’année 2005, les conversations inutiles, niaises et indécentes du couple et la vision de la grand mère entrain de lécher son doigt pour tourner les pages, ma tête commençait gentiment à amplifier le son et à installer une casquette digne d’un lendemain de cuite sur mon front.

Pensant ne rester qu’une petite heure, je n’avais pas pris de mouchoir en masse et arriva de ce qui devait arriver, je suis resté en rade vers 19h. C’est dingue comment on sous-estime la résistance et la réutilisation possible d’un mouchoir en papier. Bref, au bout de 3h30 d’attente, le médecin me reçoit avec la fameuse phrase « Comment allez vous ? ». Ironique ou pas, mon cerveau n’était pas en état d’analyser la situation.

Ses questions étaient simples et étaient toutes positives. « Est ce qu’il y a de l’eau lorsque vous vous mouchez ?« , « Êtes vous fatigué ?« , « Avez vous mal aux bras et/ou aux jambes ?« , « Avez vous des troubles de concentration« , « Avez vous été en contact avec des personnes malades ?« .

Après m’avoir ausculté la bouche et les oreilles, il m’a sorti tout simplement « Je crois que vous avez la grippe, la fameuse grippe« . Il m’a préscrit le fameux Tamiflu, des masques et d’autres médicaments. Je dois rester 7 jours chez moi et éviter le plus possible de côtoyer d’autres personnes. Bref, 7 jours de quarantaine.

Je ne suis pas du tout paniqué. Pour moi c’est une grippe classique, un poil plus méchante et plus contagieuse mais sans plus. Donc pas d’inquiétude à avoir.

Une fois rentré chez moi, exténué, je contacte mes proches afin de les alerter de mon état et pour demander aux personnes les plus proches de consulter un médecin pour éviter d’être dans mon état.

Résultat, je reste cloitré chez moi et je demanderais à quelqu’un de faire les courses pour mes médicaments demain.

Fin du jour 2